Prévu pour une sortie sur PC via Steam en 2026, Imprinted propose une approche rare dans le jeu d’horreur : faire du son l’élément central de la peur.
Le joueur incarne Vincent Brandt, un spécialiste de la restauration audio chargé d’analyser d’anciennes bandes magnétiques liées à une musicienne disparue dans les années 1970. Rapidement, ce travail technique se transforme en une plongée angoissante dans un univers où chaque bruit, chaque souffle et chaque silence semblent porteurs de sens.
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Une enquête immersive autour d’enregistrements troublants
Développé par le studio indépendant européen Cobalt Lane, Imprinted s’appuie sur une narration progressive et fragmentée. Les bandes restaurées appartiennent à Viola Fossati, une artiste expérimentale associée à l’occultisme et disparue dans des circonstances mystérieuses. À mesure que le joueur nettoie et écoute ces enregistrements, il découvre des fragments de sa vie, mais aussi des éléments plus inquiétants, laissant entendre que quelque chose se cache derrière ces sons déformés.
L’horreur se construit lentement, sans artifices brutaux. Le jeu privilégie une montée en tension psychologique, où la frontière entre réalité, obsession créative et surnaturel devient de plus en plus floue. Chaque découverte soulève de nouvelles questions et renforce le malaise, donnant au joueur le sentiment d’être observé à travers les enregistrements qu’il manipule.
Un faux système d’exploitation au service de la narration
L’un des aspects les plus originaux d’Imprinted est son faux système d’exploitation entièrement interactif, ArdesiaOS. Le joueur démarre un ordinateur virtuel et utilise différents logiciels : lecteurs audio, navigateur interne, messagerie, terminal et gestion de fichiers. Cette interface sert de cœur au gameplay, renforçant l’illusion d’une véritable enquête numérique.
Les interactions avec cet environnement influencent directement le récit. Lire certains e-mails, fouiller des dossiers ou dialoguer avec des proches de Vincent permet d’en apprendre davantage sur le protagoniste, mais aussi de modifier subtilement sa trajectoire psychologique. Le jeu encourage ainsi l’exploration et l’attention aux détails, transformant chaque action en pièce potentielle du puzzle narratif.
Une direction sonore et artistique particulièrement marquante
Imprinted mise énormément sur son ambiance audio, portée par une bande-son originale signée Filippo Beck Peccoz et la musicienne ambient Charlotte Oleena. Murmures, parasites, distorsions et silences pesants deviennent des éléments de gameplay à part entière. Le joueur peut même enregistrer et manipuler ses propres créations musicales, renforçant l’idée que l’esprit du protagoniste se mélange peu à peu aux sons qu’il étudie.
Avec son rythme lent, son approche psychologique et son utilisation audacieuse du son, Imprinted s’annonce comme une expérience singulière. Loin des codes classiques de l’horreur, le jeu promet une immersion dérangeante et mémorable, capable de marquer durablement les amateurs de récits sombres et expérimentaux.

