Apple a récemment annoncé une série de mises à jour de ses politiques de développement pour se conformer à la loi européenne sur les marchés numériques (DMA).
Ces changements, qui étaient attendus, arrivent à la veille de la date limite du 26 juin, après laquelle la société risquait de nouvelles amendes. Bien que ces modifications visent à répondre aux exigences légales, elles introduisent également une structure tarifaire plus complexe et des règles de communication modifiées pour les développeurs d’applications.
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Les nouvelles règles de communication pour les développeurs
L’un des changements les plus notables concerne les règles dites « anti-manipulation » ou « anti-steering » relatives à la manière dont les développeurs peuvent interagir avec leurs utilisateurs. Grâce à cette nouvelle règle, les développeurs européens pourront désormais intégrer des liens vers des méthodes de paiement alternatives en dehors de l’App Store, ce qui permet aux utilisateurs de s’abonner ou d’effectuer des achats en dehors de l’écosystème Apple. Ces liens peuvent être partagés sur des sites web, d’autres places de marché d’applications, ou même dans d’autres applications. Contrairement à la politique précédente, ces liens ne nécessiteront plus de messages d’avertissement ni de textes imposés par Apple. Ce changement ouvre la voie à une plus grande liberté pour les développeurs et pourrait potentiellement offrir une alternative aux frais d’Apple.
Une nouvelle structure tarifaire
En parallèle, Apple modifie sa structure de frais pour les développeurs. Là où un seul frais, le CTF (Core Technology Fee), était appliqué, la société met désormais en place un système plus complexe, comprenant un frais d’acquisition initiale de 2% et un « frais de services du magasin » variant entre 5% et 13% selon le niveau de service choisi par les développeurs. Les membres du programme des petites entreprises bénéficieront d’un taux réduit de 10%. Les développeurs peuvent ainsi choisir un niveau d’accès qui leur permet d’accéder à des outils et services variés, comme des mises à jour automatiques ou des outils marketing. Ce système de frais plus détaillé vise à offrir davantage de flexibilité tout en préservant la rentabilité d’Apple.
Les réactions du secteur et les préoccupations
Les changements d’Apple ont suscité des réactions immédiates, notamment de la part de Tim Sweeney, le PDG d’Epic Games, qui a critiqué ce qu’il appelle une « conformité malveillante ». Il affirme que ces nouvelles règles font obstacle à une concurrence saine, en imposant des frais supplémentaires aux applications utilisant des méthodes de paiement concurrentes. Bien que cette structure soit présentée comme un moyen pour Apple de justifier la valeur qu’elle apporte aux développeurs, il reste des préoccupations concernant l’impact de ces frais sur la concurrence et l’innovation dans l’écosystème des applications.