Nintendo fait face à une vague de réactions après le déploiement de la mise à jour 21.0.0 du système Switch 2.
Peu après sa sortie, plusieurs joueurs ont affirmé que leur dock tiers ne fonctionnait plus, voire était complètement inutilisable. Rapidement, ces témoignages ont suscité inquiétude, confusion et même accusations envers Nintendo, certains estimant que la firme pourrait volontairement bloquer les accessoires non officiels.
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Nintendo nie toute intention de bloquer les docks tiers
Face à la controverse grandissante, Nintendo a répondu officiellement. Selon la déclaration transmise à IGN, l’entreprise « n’a aucune intention d’entraver ou d’invalider la compatibilité des docks tiers légaux ». La formulation, cependant, n’a pas totalement rassuré la communauté. Le terme « légal » soulève davantage de questions qu’il n’apporte de réponses.
Pour fonctionner, la Switch 2 doit détecter qu’elle est insérée dans un dock compatible, officiel ou non. Cela implique un protocole technique spécifique, ainsi que des échanges propriétaires entre la console et la station d’accueil. C’est peut-être là que réside le cœur du problème : la mise à jour aurait modifié certains éléments techniques sans viser volontairement les produits tiers.
Le flou autour du mot « légal »
La nuance introduite par Nintendo est importante. Le contrat d’utilisation de la Switch 2 ne cite aucun dock tiers en particulier, mais interdit explicitement tout matériel « non autorisé, piraté ou permettant l’utilisation de logiciels illégaux ». Résultat : il devient difficile de définir ce qu’est un dock « légal » selon Nintendo.
Deux interprétations émergent :
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Légal = conforme aux standards techniques, produit respectant les normes USB-C, HDMI et le protocole propriétaire sans contournement.
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Légal = respectant la propriété intellectuelle, sans copie d’ingénierie logicielle ou mécanique du dock officiel.
La mise à jour n’a pas affecté tous les docks tiers, ce qui laisse penser que seuls ceux reposant sur une implémentation incomplète ou non conforme ont cessé de fonctionner.
Peu d’intérêt financier à bloquer les docks tiers
L’idée d’un blocage volontaire semble peu probable. Nintendo vend déjà un dock officiel, souvent perçu comme coûteux (124,99 $), mais ce dernier est inclus dans chaque console Switch 2. Le marché des acheteurs d’un second dock reste minoritaire, ce qui limite l’intérêt d’une stratégie d’exclusion.
En réalité, l’incident pourrait simplement résulter d’un ajustement technique non testé sur tous les docks disponibles sur le marché.
Nintendo ne ferme pas officiellement la porte aux docks tiers, mais cette affaire rappelle que miser sur un accessoire non certifié comporte toujours un risque — surtout avec une console aussi protégée que la Switch 2.

