Google a accepté de verser 68 millions de dollars pour régler les accusations selon lesquelles son assistant vocal, Google Assistant, aurait espionné illégalement les utilisateurs.
Selon les allégations, ces enregistrements ont servi à cibler des publicités, parmi d’autres fins non autorisées. Bien que l’entreprise n’ait pas admis sa culpabilité, cette somme permet de mettre fin à une action collective portée par les plaignants.
Lire aussi :
- Comment un ancien chercheur a-t-il révolutionné la lutte contre les incendies pour créer une nouvelle mine d’or de données pour l’IA ?
- Les nouveaux modèles météo IA de Nvidia peuvent-ils vraiment prévoir les tempêtes plusieurs semaines à l’avance ?
Des accusations d’interception illégale de communications privées
Le règlement concerne une action en justice déposée par des utilisateurs de Google Assistant, qui ont accusé la société d’avoir intercepté et enregistré des communications confidentielles sans leur consentement. Les plaignants ont affirmé que ces enregistrements avaient été transmis à des tiers sans autorisation, principalement pour des fins de publicité ciblée. Cette pratique, connue sous le nom de “false accepts”, désigne des situations où Google Assistant se déclenche et enregistre des conversations, même si l’utilisateur ne l’a pas sollicité en prononçant le mot-clé d’activation.
Google, tout comme d’autres géants de la tech, est régulièrement confrontée à des accusations relatives à la vie privée. Ce règlement n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’augmentation des préoccupations concernant la surveillance des utilisateurs via des technologies comme les assistants vocaux.
Un précédent avec Apple : des affaires similaires
Cette affaire n’est pas isolée dans l’industrie technologique. En 2021, Apple avait également dû régler une plainte similaire pour un montant de 95 millions de dollars, en raison d’accusations liées à son propre assistant vocal, Siri. Il était reproché à Apple d’avoir enregistré des conversations privées des utilisateurs sans leur consentement, une pratique qui a exacerbé les inquiétudes des consommateurs quant à la sécurité de leurs données personnelles. Ce genre de règlement met en lumière les préoccupations croissantes sur la manière dont les entreprises collectent et utilisent les informations des utilisateurs.
La lutte continue pour la protection des données personnelles
Le règlement de Google intervient après plusieurs années de litiges liés à la confidentialité des données, notamment dans le domaine des assistants vocaux. En 2022, Google a également accepté de payer 1,4 milliard de dollars pour régler des poursuites en lien avec des violations des lois sur la confidentialité des données en Californie. Cela soulève la question de la transparence des entreprises technologiques et de leur responsabilité dans la gestion des données privées. Avec l’augmentation des préoccupations concernant la collecte d’informations personnelles et leur utilisation à des fins commerciales, les entreprises comme Google sont poussées à renforcer leurs pratiques de confidentialité.
Pourquoi Google a-t-il retiré ses AI Overviews pour certaines requêtes médicales sensibles ?
En conclusion, bien que Google ait réglé cette affaire pour éviter un procès prolongé, elle reste un exemple significatif des défis auxquels les entreprises technologiques font face en matière de confidentialité et de données personnelles. Les utilisateurs, quant à eux, continuent d’être vigilants sur l’usage de leurs données dans un monde de plus en plus connecté.

